DB 2009 et un retour sur expérience

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Doing Business 2009, Le rapport annuel de la banque mondiale et de la Société financière internationale recensant les réformes en matière de pratique d’affaires a été publié le Mercredi dernier pour présenter la Tunisie dans le 73ème rang par rapport à 81ème dans le DB 2008.

La Tunisie a été classée parmi les pays qui ont effectuée des réformes favorisant les indexes suivants : création des affaires, obtention de crédits, protection des investisseurs et payement des taxes. Elle a été aussi classée au dessus de la moyenne des pays de l’  « Afrique du Nord et du Moyen orient » (90) et des pays de l’  « Asie de l’Est et Pacifique » (81) et très proche de la moyenne de l’ « Europe orientale & Asie centrale » (76). Avec cet emplacement, la Tunisie est situé dans une place très favorable par rapport à ses voisins : Maroc (128), Algérie (132), Mauritanie (160) et Egypte (148).

Ce placement, renforce entre autres son positionnement comme une des destinations favorites pour les IDE mais aussi comme un animateur du marché de l’offshore dans le pays.  L’expérience de création d’IP-Tech nous fait confirmer les résultats détaillés dans le rapport concernant notre région.  Et nous pouvons même confirmer notre secteur (services informatiques destinés à l’export) est parmi ceux qui ont tiré le classement de la Tunisie vers le haut (les chiffres cités ci-dessous sont extraits du rapport) :

  • La création d’entreprise se fait en moins de 10 étapes et 11 jours

  • La Tunisie est dans l’avant dernière position dans le classement selon l’indice de la rigidité de l’emploi qui tient compte du recrutement, du temps de travail et du licenciement : 49 pour la Tunisie, 63 pour le Maroc. Ce qui est plutôt favorable aux salariés beaucoup plus qu’aux employés. Mon avis sur ce point dans notre secteur : les textes sont plutôt équitables, en revanche dans la pratique, l’employeur est beaucoup moins protégé que l’employé.

  • Au niveau des taxes, la Tunisie a un classement plutôt moyen. Mais dans notre secteur, à part les charges salariales (les réductions y sont mais sont réellement négligeables), il n’y a aucune taxe à payer et c’est grâce aux incitations fiscales pour les sociétés totalement exportatrices. On peut rappeler que la loi de finances 2008 a prolongé la déduction totale des revenus et bénéfices provenant de l’exportation jusqu’au 31 décembre 2010. Ce qui ne ravit pas tout le monde.

  • Concernant le commerce extérieur : à l’export, rien à dire. Forcément, puisque nos livrables ne sont soumis à aucune procédure administrative. Merci Internet. En revanche, pour l’import on peut être confronté à des absurdités flagrantes. Et pour illustrer je vais citer un seul exemple. Quand on est partenaire Microsoft, on reçoit régulièrement des packs de CD de mises à jour. Et pour dédouaner ces CD il faut passer par au moins cinq étapes et trois administrations. Le comble c’est que tout le monde connait bien la nature du contenu et qu’il est bien téléchargeable depuis le web, mais il faut passer par les procédures quand même ! Encore une fois, merci Internet. Juste une remarque qui n’a peut être aucune relation avec ce point : la seule réforme Tunisienne négative recensée par « Doing Business » entre juin 2007 et juin 2008 est au niveau du commerce extérieur.

Il faut savoir que tous les critères pour le choix d’un pays offshore ne sont pas pris en compte dans la base de données de « Doing Business ». En occurrence, l’infrastructure (télécom en particulier) et la disponibilité des ressources. Deux sujets, qui méritent chacun plus qu’un post. Donc à bientôt.

On vous a sélectionné trois liens parfaitement trilingues de l’Agence de Promotion de l’Industrie en Tunisie (API) : Portail de l’industrie tunisienne ; Constitution juridique des sociétés en lignes ; Guide de l’investisseur